La réforme audiovisuelle

Construire une presse libre à vocation sous-régionale

Télé Congo est du fait même de son fonctionnement une agence de presse du pouvoir plutôt que la télévision du peuple.
Télé Congo n'a jamais assuré sa mission de service public de l'information et est restée comme du temps du monopartisme une succursale du service d'information de la présidence et du PCT. Répartition inégale du temps de paroles entre majorité et opposition, censure sur l'actualité défavorable à la présidence, violence contre des journalistes (les cas Elie Smith et Sadio Kante sont révélateurs) etc.
De plus, la qualité de services reste médiocre tant nous sommes loin des standards de qualité d'une télévision moderne.
Ce constat pour télé congo est applicable pour la presse congolaise en général notamment pour les dépêches de Brazzaville qui est un peu le successeur du journal Etumba par son style de traitement de l'information.
Enfin, le morcellement du marché et la faiblesse de l'actionnariat et du financement public favorise une presse à scandale et à diffamation avec un personnel journalistique indigent.

Nos Propositions

Pour venir à bout de ces anomalies nous proposons de mettre la télévision nationale et l'ensemble de la presse sous le contrôle du parlement mais aussi de provoquer une concentration des acteurs du marché de l'information.

- Seront créées 12 déclinaisons départementales de télé et radio Congo.


- Le financement et l’indépendance de l’audiovisuel sont assurés par une redevance d’un montant de 2% du revenu et des bénéfices directement alloués par le parlement en commission mixte paritaire à la chaine nationale.
- La présidence de Télé Congo est déterminée par une commission mixte paritaire du parlement.

- Est constituée comme « AFP » du Congo l’ADIAC.
- Seront créés trois groupes de Presse à vocation nationale et sous régionale par regroupement des journaux privés existants.